Catégorie : Activités Politiques Publié le Vendredi, 18 Mai 2012 19:32
Toujours dans le cadre de la décrispation de la tension sociopolitique en Guinée, les partenaires de la Guinée multiplient les efforts dans la recherche d’un cadre apaisé de dialogue entre le pouvoir et l’opposition.

Après la rencontre avec le porte-parole de l’ADP, madame Jacqueline ZABA, la représentante Spéciale du Président de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est venu rendre visite à Cellou Dalein DIALLO pour s’enquérir du point de vue du leader de l’opposition guinéenne, afin de voir comment la CEDEAO pourrait mieux s’impliquer dans le processus d’apaisement des tension dans le pays.

En réponse à cette visite, Cellou Dalein DIALLO prendra le tems de faire comprendre à son hôte, les réalités actuelles. Pour ce faire, il a été question de dire ce que l’opposition ne cesse de crier tout haut depuis plusieurs mois. Il a pris la peine et le temps de faire le point sur les revendications de l’opposition qui sont quasiment les mêmes depuis longtemps. Il en profitera également de cette opportunité pour faire allusion à toutes les dérives du pouvoir qui ne facilitent pas l’installation d’un climat de confiance entre le pouvoir et l’opposition.
Suite à cette exposée, la représentante spéciale fera comprendre au Président de l’UFDG que son Institution ne ménagera aucun effort allant dans le sens de l’apaisement du climat afin d’assurer un cheminement tranquille vers la finalisation de la transition dans les meilleures conditions.
C’est dans un climat de confiance entre les deux personnalités que la rencontre a pris fin, après plus d’une heure d’entretien.
Mamadou Barry, attaché de presse UFDG-Online auprès de Cellou Dalein Diallo
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Mis à jour le Vendredi, 18 Mai 2012 19:38
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Catégorie : Activités Politiques Publié le Mardi, 15 Mai 2012 20:51
Après ces derniers jours riches en évènements, l’opposition guinéenne, à travers les partis du Collectif et de l’ADP, suite à la marche pacifique du Jeudi 10 Mai 2012 et la décision du Président de la République de suspendre le processus de recensement sur l’ensemble du territoire national, a décidé de faire un point de presse, afin d’informer l’opinion nationale et internationale des suites à donner aux mouvements de l’opposition.

C’est dans cet esprit que la Maison de la Presse à Coléah a servi de cadre à cette rencontre entre leaders politiques de l’opposition et journalistes de la place. Dès l’installation, c’est Boubacar SYLLA, Président de l’UFC et porte-parole de l’ADP qui prendra la parole pour camper l’évènement et l’objet de la rencontre.

Une grande partie de son exposé portera sur la marche du Jeudi 10 Mai 2012 à travers une récit très complet du film des évènements avec les violences qui ont suivi à partir du siège du RPG. A la suite de cet exposé, il a été question de passer quelques minutes du film de cette marche.
C’est à la suite de cet exposé que les journalistes prendront la parole à tour de rôle pour poser des questions qui seront essentiellement autour de points suivants :
- Les affirmations du gouvernement sur un possible coup d’Etat de l’opposition ;
- La possibilité de céder certaines revendications pour avancer ;
- Le sort des membres de l’opposition qui sont au gouvernement et à la CENI ;
- Le Bilan de la Marche en terme de blessés et d’arrestations ;
- Le sentiment d’abandonner les jeunes à leur sort ;
- Quelles solutions pour préserver la paix ;
- Doit on faire appel à l’étranger encore une fois pour nous aider ;
A ces questions, les leaders sont passés à tour de rôle pour donner le point de vu de l’opposition. A ce sujet, Sidya TOURE fera aussi le point de la marche avant de dire pour la question du coup d’Etat que c’est du côté du pouvoir qu’il faut chercher qui veut faire un coup. Quand on a des jeunes et des femmes qui sortent pour leur droit et qu’en face on a des forces de l’ordre armées, on se demande qui envisage un coup d’Etat.
Le leader de l’UFR fera alors le point de toutes ces journées depuis l’agression par les forces de l’ordre au niveau du siège du RPG, la visite de Alpha CONDE au RPG tout en insistant sur les image de la passation de service et le message de François HOLLANDE à ses amis du parti Socialiste pour leur dire qu’il est désormais le Président de tous les français. Sidya insistera sur la notion du changement qui est sur toutes les lèvres et que l’on a du mal à définir de nos jours. Il demandera aux journalistes de demander à Alpha CONDE de faire un point de presse pour son bilan. Il dira aussi que la Communauté Internationale commence à s’intéresser à la Guinée. Il dira aussi que le recensement qui est sensé être suspendu continue dans certaines zones du pays. Avant de finir, le Président de l’UFR dira clairement que Alpha CONDE ne veut pas aller aux élections, pour ce faire, il gagne du temps à jouer à cache-cache avec le recensement.
Pour ce qui est de la question des revendications, Sidya dira que depuis des moins et des mois, les revendications sont les mêmes parce qu’on n’a pas bougé depuis le début. Il dira alors en substance que pour aller aux élections il faut savoir dans quel buerau de vote les électeurs vont aller voter. Pour ce faire, il faut voir le fichier et s’assurer qu’il est intègre. Le second problème est de savoir qui organise les élections et s’assurer qu’il y a un minimum de confiance en cette institution.
C’est pur appuyer cette vision que Djalikatou du PEDN prendra la parole pour revenir sur tous les travaux depuis longtemps avec un dialogue qui a eu lieu et la soumission d’un rapport au Président qui n’a toujours pas donné de suite à ces conclusions. Elle fera aussi allusion à ces rapports d’audit que personne ne veut publier. Avant de finir, elle insistera sur le besoin impérieux de revenir sur la table de négociation par tous les moyens.
Sur la question des membres de l’opposition qui sont encore au gouvernement ou à la CENI, El Hadj Ditinn DIALLO dira tout simplement qu’il n’a jamais été question de faire partir Alpha CONDE ou son gouvernement encore moins un ministre. Il est simplement question de faire partir la CENI avec tous ces membres y compris ceux et celles de l’opposition.
Pour ce qui est du bilan des victimes de la marche, Cellou Dalein DIALLO complètera Bouba SYLLA lors de l’introduction pour dire qu’il y a 50 blessés graves hospitalisés, 50 déférés à la Maison Centrale dont la plupart a été arrêtée à domicile comme d’habitude bien après la marche. Certain ce matin encore. Le leader de l’UFDG assimile ces actes à rien d’autre que de la haine gratuite. Il insistera sur le cas d’une nourrice qui a été arrêtée sur la route et qui se trouve à la maison centrale avec son bébé. Le cas aussi d’une vieille de 65 ans qui a été frappée au visage et qui a perdu 3dents et qui se trouve actuellement à Donka.
Cellou Dalein reviendra alors sur toutes les dérives qui ne datent pas d’aujourd’hui, ainsi que sur les incohérences dans la gestion des affaires de Alpha CONDE qui dit une chose pendant que Loucény fait autre chose comme s’il ne s’agissait pas de l’Etat. Parlant du fichier et du processus, le leader de l’opposition guinéenne dira que le constat du rapport d’audit est sans appel. Il en profitera pour saluer le courage et le professionnalisme de la plus grande partie des journalistes qui ont suivi la répression du Jeudi et qui ont relaté les faits alors que d’autres n’ont pas voulu dire la vérité.

A la question de savoir si les leaders n’ont pas abandonné les jeunes dans la rue, Bouba SYLLA dira que eux tous étaient au stade du 28 septembre et que ce n’est pas de leur nature de ne pas être en première ligne au front. Ils étaient là avant et ils sont là aujourd’hui. Il rappellera qu’au 28 Septembre, on sait qui n’était pas ici. Il insistera sur le fait qu’avec un pouvoir militaire, ils n’ont pas eu peur d’aller à la manifestation, ce n’est pas avec un pouvoir civil qu’ils vont avoir peur.
Pour ce qui est de la préservation de la paix, Cellou Dalein DIALLO dira que la seule et unique manière de préserver la paix est de s’assurer de l’équité et de la transparence du processus.
A la question de savoir s’il faut encore aller à l’extérieur pour régler le problème guinéen, Cellou Dalein dira que tout a été tenté ici à l’interne pour arriver à un dialogue constructif. On a eu n dialogue avec un rapport qui reste dans les tiroirs, on a eu des audits avec des rapports qui restent dans les tiroirs, le Président qui avait promis d’être au dessus de la mêlée est encore président de parti. Il est difficile dans ces conditions, de s’en sortir. Si l’extérieur a des propositions, il dit être preneur. Il finira par dire qu’on dit qu’ils envoient les enfants à la boucherie, mais personne ne demande aux forces de l’ordre pourquoi ils tirent sur des enfants.
Parlant du respect du droit et du combat pour la liberté, Sidya TOURE dira qu’il avait 15 ans en 61 lorsque le PDG a voulu instaurer l’enseignement de masse. On est allé les chercher au lycée classique à 3 heures du matin pour les envoyer au camp Alpha Yaya. C’est pour éviter cet enseignement qui nous a conduit où nous sommes aujourd’hui qu’ils ont fait la prison et personne ne leur a dit de manifester. Il arrive un moment où l’homme doit se sentir citoyen en dehors de toute appartenance politique et prendre ses responsabilités de son destin en main en tant que citoyen épris de justice et de liberté. On ne marche pas pour faire plaisir à quelqu’un, mais pour la construction d’un Etat de Droit pour l’avenir de nos enfants. En 61 donc conclura Sidya, il a fait la prison pendant que d’autres étaient en France.
En conclusion, Bouba SYLLA dira que ce Jeudi sera décrété journée ville morte et le jeudi prochain, sur l’ensemble du territoire national, une marche pacifique. Pour ce qui est de Conakry, la marche partira de Matoto sur l’autoroute jusqu’à l’esplanade du palais du peuple. Il dira que toutes les dispositions légales seront prises comme d’habitude pour se mettre en conformité avec les exigences administratives.
C’est en ces termes que le point de presse a pris fin.
Mamadou Barry, attaché de presse UFDG-Online auprès de Cellou Dalein Diallo
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Mis à jour le Mardi, 15 Mai 2012 20:51
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Catégorie : Activités Politiques Publié le Samedi, 12 Mai 2012 20:56

Oui la machine à répression continue !
Oui les arrestations dans les domiciles continuent !
Oui on est autour de 50 Blessés graves !
Oui un d’entre eux est entre la vie et la mort !
Non les femmes ne sont pas épargnées !
Oui des enfants sont encore en prison !
Oui l’axe du changement est bouclé par les forces de l’ordre !
Oui les Gendarmes agissent en place et lieu du RPG !
Mis à jour le Samedi, 12 Mai 2012 20:56
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Catégorie : Activités Politiques Publié le Samedi, 12 Mai 2012 10:51
Au lendemain de la marche historique du 10 mai dernier qui a connu un succès mémorable malgré les provocations, exactions et arrestations arbitraires exercées par les forces de l’ordre et des loubards du parti présidentiel à l’endroit de manifestants pacifiques, l’opinion nationale et internationale s’attendait à des gestes d’apaisement de la part du pouvoir du Professeur Alpha Condé afin d’initier une dynamique de réconciliation nationale basée sur une reprise d’un vrai dialogue avec l’opposition politique.
Au contraire, l’ADP et le Collectif constatent une véritable fuite en avant des autorités actuelles par une intensification de la répression des militants et sympathisants de l’opposition, particulièrement le long de l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa réputé abriter majoritairement des populations qui lui sont favorables.
En effet, c’est à une véritable punition collective que se livrent depuis ce matin 11 mai, des bataillons entiers de policiers et de gendarmes qui font irruption dans les concessions, tirent à balle réelle, violentent les habitants, saccagent leurs biens et procèdent à des arrestations brutales de citoyens dont le seul crime est d’habiter des quartiers qui ont favorablement répondu à l’appel de l’opposition de participer à une marche pacifique.
Ces actes cruels et barbares sont d’autant plus inacceptables qu’ils sont consécutifs à l’exercice par des citoyens guinéens d’un droit constitutionnel, que la marche concernée avait été officiellement acceptée et que les manifestants ne se sont à aucun moment écartés de l’itinéraire indiqué par les les autorités publiques compétentes.
L’ADP et le Collectif mettent le gouvernement en garde contre de telles pratiques qui contribuent à aggraver les tensions sociopolitiques actuelles et qui conduisent inexorablement notre pays vers une instabilité politique lourde de menace pour la paix civile et la cohésion nationale.
L’ADP et le Collectif exigent l’arrêt total de ces exactions et la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes incarcérées dans le cadre de cette répression.
Tout en réaffirmant leur ouverture à tout dialogue responsable et constructif susceptible de créer les meilleures conditions de délai et de transparence pour les futures élections législatives, l’ADP et le Collectif confirment leur ferme volonté de ne jamais céder à l’intimidation et à la menace dans leur légitime combat pour l’avènement en Guinée d’une véritable ère de démocratie et de prospérité.
Conakry, le 11 mai 2012
L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) et
Le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition
Mis à jour le Samedi, 12 Mai 2012 10:51
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