1.     L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) est devenue la principale force politique en République de Guinée. Crée dès 1991 avec l’avènement du multipartisme intégral, l’UFDG a connu plusieurs évolutions dont la connaissance par les militants et responsables voir l’opinion publique est devenue une nécessité.

2.     Les 16 et 17 septembre 1991, plusieurs organisations réunies au siège du Centre National de Perfectionnement en Gestion (CNPG) à Donka ont décidé de fusionner pour créer un parti politique dénommé Union des Forces Démocratique (UFD).  Ces organisations sont : l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de Bah Oury et amis, l’Union des Forces Patriotiques  (UFP) de Mamadou Baadicko Bah et amis résidents au Cameroun,  le Parti de  l’Unité et de la Renaissance (PUR) de feu le Professeur Alpha Ibrahima Sow paix à son âme, du Forum Démocratique de Guinée (FODEG) créé par des Guinéens résidente en Côte d’Ivoire et du Mouvement estudiantin. Au terme de ce Congrès constitutif, Bah A. Oury  est élu au poste de Secrétaire Général de l’UFD qui s’est structurée en plusieurs entités à l’étranger. Ainsi, il s’est créée l’UFD France avec Dr Bakary Diakité comme secrétaire général, l’UFD Côte d’Ivoire avec Boubacar Diallo comme secrétaire général et UFD Cameroun avec Mamadou Baadicko Bah comme secrétaire général.

3.     Dès sa création, l’UFD s’est inscrite au rang de l’opposition démocratique et a exigé la tenue d’une Conférence nationale souveraine avant la tenue de toute élection. Cette position n’ayant pas obtenu le soutien des autres partis de l’opposition qui ont préféré participer aux élections présidentielles de 1993 et législatives de 1995, n’a malheureusement pas eu lieu.

4.     Octobre 1992 sous le prétexte de « tentative d’assassinat du président Conté par le biais du jeune Amadou Lélouma Diallo», Bah Oury le Secrétaire Général de l’UFD a été interpellé et mis en résidence surveillée. La réaction des forces démocratiques de l’opposition fut spontanée foudroyante obligeant le pouvoir à négocier sa libération.

5.     Dès les premières années de son existence, des difficultés et des divergences de leadeurship ont jalonné la vie de l’UFD notamment  entre certains membres de l’UFD de l’extérieur et la direction nationale. C’est dans ce contexte que s’est tenue le Congrès d’avril 1995. Lors de ce Congrès, une des solutions de sortie de crise était la création d’un conseil permanant ayant à sa tête un Président et un Bureau Exécutif dirigé par le Secrétaire général. Mais, le rapporteur des Statuts qu’était feu Alpha Ibrahima Sow a mal rapporté et s’est autoproclamé Président de l’UFD plutôt que président du Conseil permanant.  Cette situation aboutie à la convocation d’un Congrès extraordinaire les 30 et 31 août 1997 et qui a décidé du changement de nom du parti qui devient Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Ce changement de nom a été consacré par l’arrêté N0 A/98/0742/MID.

6.     Feu Ba Mamadou, ancien Président d'honneur de l'UFDGSuite au différend survenu au sein de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) sur la participation ou non aux élections législatives de juin 2002, El Hadj Bâ Mamadou et ses amis adhèrent à l’UFDG le 17 octobre 2002.  Cette adhésion a permis au Congrès du 18 octobre 2002 d’élire El Hadj Bâ Mamadou au poste de Président de l’UFDG et d’ouvrir une nouvelle page pour le Parti. L’UFDG récupère ainsi tous les militants et sympathisants de l’UPR et qui sont favorables au doyen de l’opposition guinéenne. Par la suite, le Parti se développe à l’intérieur et à l’extérieur du pays.  Des Fédérations, des Sections et des Comités de base sont installés dans certaines préfectures, dans quatre Communes de Conakry et dans certains pays étrangers comme la France, l’Allemagne, la Belgique, les États-Unis, le Canada.

7.     Lors des élections communales et communautaires de décembre 2005, l’UFDG participe pour la première fois à une consultation électorale et remporte la Mairie de Dinguiraye, la CRD de Bourwal Tappé dans la préfecture de Pita et des conseillers communaux et communautaires dans beaucoup d’autres Commune urbaines et Communautés Rurales de Développement.

8.     Dès le début de l’année 2006, l’UFDG participe aux discussions menées au sein du Groupe de Réflexion et de Réconciliation (GR) animé par des jeunes de l’UFDG, de l’UPR et de Hafia.  Ces discussions ont abouti à des négociations avec le parti Hafia de Docteur Saliou Bella Diallo qui ont permis en juillet 2007 leur adhésion à l’UFDG. Docteur Saliou Bella est accueilli à l’UFDG au tire de vice –président et les membres du Bureau exécutif de son parti sont reçus comme membres du Bureau exécutif de l’UFDG.

9.     Au début de l’année 2007, l’UFDG propose à l’UPR  et d’autres partis de l’opposition un projet d’alliance électorale. Des négociations sont entamées avec l’UPR mais, cette dernière ne propose ni plus ni moins qu’une fusion absorption de l’UFDG. Pour cette raison entre autres, ces négociations n’aboutiront pas.

10.   Honorable Cellou Dalein Diallo, Président de l'UFDGC’est dans ce contexte que Cellou Dalein Diallo fait sa rentrée politique.  L’UFDG fidèle à son engagement de rassembler le plus large possible d’acteurs politiques du pays, entre en négociation avec lui. Ces négociations aboutissent à l’adhésion Cellou Dalein à l’UFDG dès le mois de novembre 2007.  Cette adhésion aboutit à l’investiture de Cellou Dalein Diallo au poste de Président de l’UFDG le 15 novembre 2007 et Bâ Mamadou devient Président d’honneur du Parti.

11.   L’investiture de Cellou Dalein Diallo au poste de Président du Parti donne un nouvel élan au rayonnement de l’UFDG. En quelques mois, le Parti est devenu la première force politique du pays avec des Comités de Base dans 440 secteurs sur les 520 que compte la Ville de Conakry et dans la majorité des districts ruraux du pays ; des Sections dans la majorités des quartiers de Conakry et des Sous-Préfectures du pays ; des Fédérations dans les cinq Communes de Conakry, dans les 33 préfectures et dans une vingtaine des pays en Afrique, en Europe et en Amérique.

12.   Les adhésions massives viennent notamment des autres partis comme l’UPR, le PUP, l’UFR et le RPG. Certains adhérents sont des membres des directions nationales de ces partis. Dans plus de 10 préfectures, ce sont des fédérations entières qui démissionnent des autres partis pour adhérer à l’UFDG.

13.     Le 27 Juin 2010, pour la première fois, l’UFDG participe aux élections présidentielles en Guinée, et Cellou Dalein Diallo est le candidat qui porte le drapeau de l’UFDG.  Au terme du premier tour de cette élection qui opposa 24 candidats, Cellou Dalein rafle la première place et obtient 43,69%.  Toutefois, après un second tour caractérisé par des anomalies graves, des incidents et une implication directe de l’administration centrale et décentralisée, la victoire échappe à l’UFDG qui obtient 47,48% (soit 1 333 666 voix).  Au nom de la préservation de la paix en Guinée, le Président de l’UFDG déclare : « notre attachement à la Paix et à la Guinée Une et Indivisible nous commande d’étouffer notre frustration et nos souffrances pour rester calme et serein et d’éviter toute forme de violence.

La victoire et la défaite sont constitutives de la vie, comme nous l’enseigne la religion.  Contenons notre amertume électorale par la légitime fierté de représenter, malgré les fraudes et les répressions, près de la moitié des suffrages validés ».

14-    Devenue ainsi le parti leader de l’Opposition, dès 2011, l’UFDG rassemble autour d’elle plusieurs dizaines de partis politiques.  En 2011 et 2012, l’UFDG est au-devant de la scène pour exiger l’organisation des élections législatives.  Cela conduit à l’organisation de démonstrations pacifiques qui ont été réprimées par la plus grande violence orchestrée par les forces de sécurité et une milice acquise au parti au pouvoir.  L’UFDG perd ainsi 58 de ses membres, plusieurs centaines d’arrestations et prisonniers ainsi que des milliers de personnes blessées et d’autres paralysées à vie.

15.     Le 28 septembre 2013, à l’issue d’un accord politique douloureusement le 3 juillet de la même année, l’élection législative est enfin organisée et l’UFDG obtient plus d’un-tiers de Députés à l’Assemblée Nationale.  Les 37 Députés uninominaux et nationaux de l’UFDG siègeront à l’Assemblée Nationale, et formeront le groupe parlementaire des Libéraux Démocrates, dirigé par un des Vice-Présidents, Dr Fodé Oussou Fofana.

16.     En juillet 2014, l’UFDG compte 74 Fédérations implantées aussi bien en Guinée que dans tous les autres continents (Afrique, Asie, Canada, États-Unis et Europe).

17.     Depuis 2011, Cellou Dalein Diallo est Co-Président de l’Alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe, le Pacifique, l’Afrique et les Caraïbes (ALDEPAC).  Depuis octobre 2012, l’UFDG est membre du Réseau Libéral Africain (RLA) et de l’Internationale Libérale (IL).  Le Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo devient Vice-Président de l’Internationale Libérale en avril 2014.


Dernière mise à jour : 28 Juillet 2014.