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Carte de condoléances - Assassinat du Président de la Section Motard

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Des révélations accablantes de Cellou Dalein Diallo sur la gouvernance d’Alpha Condé

5 8 10 Cellou avec Artistes venus UFDG5 8 10 Cellou avec Artistes venus UFDG« C’est entre les deux tours de la présidentielle qu’un des candidats aurait emprunté les 25 millions de dollars pour financer sa campagne électorale. Cet accord serait une régularisation du prêt fait à ce candidat ».

Ce sont les révélations de Cellou Dalein Diallo au cours d’une conférence de presse de l’opposition tenue mercredi à Conakry. Le leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a aussi parlé de sa récente rencontre avec le président sud-africain, Jacob Zuma, de ses relations avec Georges Soros et de la mal gouvernance. Lisez les extraits les plus poignants.

« Entre les deux tours, un des candidats aurait emprunté les 25 millions de dollars pour financer sa campagne »

« Un gouvernement qui signe un accord de prêt de 25 millions de dollars, qui ne publie pas cet accord, qui le garde de manière confidentielle pendant un an, alors qu’un tel accord doit être ratifié par le parlement, cela suscite des interrogations. Vous savez, comment ce gouvernement était pressé de publier les crédits qu’il avait obtenus. Il disait partout qu’il a obtenu de l’argent et qu’il est crédible, mais curieusement, cet accord des 25 millions de dollars est passé sous silence. Et dès que la presse s’en est fait écho, il a envoyé une délégation à Washington pour demander pardon au Fonds Monétaire et à la Banque Mondiale. Après, il a procédé immédiatement à l’annulation de l’accord et au remboursement. On prend de l’argent dans le Trésor Public pour rembourser les créanciers sans donner les preuves que ce montant a été effectivement versé.

Des rumeurs circulent disant que c’est entre les deux tours de la présidentielle qu’un des candidats a emprunté cet argent pour financer sa campagne électorale et que cet accord est une régularisation du prêt fait à ce candidat. Donc, il faut montrer que l’argent a été bien versé au Trésor Public. Dans sa défense, le gouvernement dit que ce n’est pas l’Etat, que c’est une société mais ce n’est pas le ministre de l’Economie qui engage les sociétés ayant une autonomie administrative et financière. Si le ministre des mines et celui des finances ont signé un accord, mais cet emprunt est contracté par l’Etat. Ici, c’est le gouvernement qui a signé mais pas une société. Il faut que le gouvernement s’explique en donnant des preuves qu’il a reçu l’argent sur les comptes du Trésor Public à telle date. Si le CNT n’a pas n’a pas l’expertise, il faut recruter un cabinet pour faire la lumière sur ce dossier. Lorsqu’un gouvernement se cache, dès qu’il est découvert, il crie, oui j’annule, oui je rembourse, c’est vraiment suspect ! »

« J’ai dit mes préoccupations au Président Zuma sur l’instauration de la démocratie en Guinée »

« J’ai été en Afrique du Sud au début du mois de Juin. J’ai d’abord été reçu par un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères, qui m’a dit que l’Afrique du Sud n’a pas donné un seul kit à la Guinée et que les équipements de Waymarck rentrent dans le cadre des opérations purement commerciales. Il est important de le dire parce qu’à un moment donné, notre gouvernement a dit que ces kits sont un don de l’Afrique du Sud. Alors, j’ai reçu un démenti formel. Je lui ai même dit que si je peux dire ça en Guinée, il m’a répondu à l’affirmative en disant que l’Afrique du Sud n’a pas donné un seul kit à la Guinée. L’Afrique du Sud est disposée à accompagner le processus électoral guinéen, selon le même fonctionnaire, en envoyant une équipe de la CENI sud-africaine, par exemple, pour évaluer la nôtre en vue d’apporter les correctifs nécessaires. Mais l’Afrique du Sud apportera son soutien par le billet du PNUD.

Ensuite, le président Jacob Zuma a fait l’honneur de me recevoir à son domicile vers 20 heures pour une heure d’entretien. Mais nous n’avons pas parlé de la société Waymarck. Au contraire, nous avions parlé de l’Afrique, de l’histoire entre nos deux pays. Je lui ai dit quand même que nous avons un certain nombre de préoccupations sur l’instauration de la démocratie en Guinée. Mais ce n’est pas décent de rapporter les échanges qu’un Chef d’Etat vous a dit quand il a fait l’honneur de vous recevoir. Mais vous savez, lorsque vous avez une telle opportunité, vous ne vous privez pas de tout parler. »

« J’ai interpellé Georges Soros sur les risques d’un soutien aveugle au président guinéen »

Je n’ai pas rencontré Georges Soros récemment. Notre dernière rencontre remonte près d’un an à Bruxelles. Depuis lors, on se parle de temps en temps, je l’avoue, des problèmes qui se passent, parfois j’exprime des préoccupations. Il me parle des démarches qu’il mène. Il revendique d’être l’ami du président. Quand je l’ai vu, j’ai attiré son attention sur les risques que le soutien aveugle au président guinéen pourrait le créer. Quelqu’un qui dit vouloir soutenir la démocratie, la liberté de la presse à travers sa fondation, Osiwa, qui fonctionne à Conakry. Il m’a dit que nos échanges sont importants. J’envoie souvent nos déclarations à son secrétariat pour lui dire ce qui prévaut ici. De temps à temps, nous prenons des rendez-vous téléphoniques pour discuter.

Par rapport à la mauvaise gouvernance, Sidya a parlé de certains mais il y a plein de dossiers, croyez-moi, en raison de l’absence de la transparence. On m’a dit que le respect de code de marché dans les engagements de l’Etat a été évalué, mais on a constaté que 80 pour cent des ressources engagées sont des marchés de gré à gré, des marchés sans appel d’offres.

Des commissions de l’ordre de 70 millions de dollars sont à justifier dans le projet Kaleta

« Le gouvernement doit s’expliquer sur un certain nombre de dossiers. Prenons Kaleta. Kaleta est un projet de 245 Maga Watts que la Guinée avait apporté à l’OMVG (Organisation de la mise en valeur du fleuve Gambie. Il devait être réalisé en même temps que le barrage de Sambagalli. La BAD était prête à être chef de file pour le financement. Maintenant, Kaleta a été retiré de l’OMVG. Ce n’est pas absolument une mauvaise chose il y a des arguments, peut-être, mais on ne les a pas expliqués. Maintenant, il est exécuté avec un coût de 550 millions de dollars contre 250 millions pour l’OMVG. On dira qu’on a rajouté beaucoup de choses comme l’électrification de Bady, le bitumage de la route Koubia- Kaléta. Mais il y a eu beaucoup de surfacturation. Aussi, on a emprunté dans une banque chinoise pour octroyer le marché à une entreprise chinoise. Il y a des gens qui touchent des commissions. Jusqu’à 70 millions de dollars ne se retrouvent pas dans le projet, selon les experts. On n’explique pas pourquoi le coût du projet a presque doublé. Donc, la mauvaise gouvernance est là. Je veux dire que les 80 pour cent des engagements de l’année dernière, c’est sans appel d’offres. » 

Source Guineenews

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Abdoulaye Bah
Conakry, Guinée
224.62.14.15.09

 

« C’est entre les deux tours de la présidentielle qu’un des candidats aurait emprunté les 25 millions de dollars pour financer sa campagne électorale. Cet accord serait une régularisation du prêt fait à ce candidat ». Ce sont les révélations de Cellou Dalein Diallo au cours d’une conférence de presse de l’opposition tenue mercredi à Conakry. Le leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a aussi parlé de sa récente rencontre avec le président sud-africain, Jacob Zuma, de ses relations avec Georges Soros et de la mal gouvernance. Lisez les extraits les plus poignants.

« Entre les deux tours, un des candidats aurait emprunté les 25 millions de dollars pour financer sa campagne »

« Un gouvernement qui signe un accord de prêt de 25 millions de dollars, qui ne publie pas cet accord, qui le garde de manière confidentielle pendant un an, alors qu’un tel accord doit être ratifié par le parlement, cela suscite des interrogations. Vous savez, comment ce gouvernement était pressé de publier les crédits qu’il avait obtenus. Il disait partout qu’il a obtenu de l’argent et qu’il est crédible, mais curieusement, cet accord des 25 millions de dollars est passé sous silence. Et dès que la presse s’en est fait écho, il a envoyé une délégation à Washington pour demander pardon au Fonds Monétaire et à la Banque Mondiale. Après, il a procédé immédiatement à l’annulation de l’accord et au remboursement. On prend de l’argent dans le Trésor Public pour rembourser les créanciers sans donner les preuves que ce montant a été effectivement versé.

Des rumeurs circulent disant que c’est entre les deux tours de la présidentielle qu’un des candidats a emprunté cet argent pour financer sa campagne électorale et que cet accord est une régularisation du prêt fait à ce candidat. Donc, il faut montrer que l’argent a été bien versé au Trésor Public. Dans sa défense, le gouvernement dit que ce n’est pas l’Etat, que c’est une société mais ce n’est pas le ministre de l’Economie qui engage les sociétés ayant une autonomie administrative et financière. Si le ministre des mines et celui des finances ont signé un accord, mais cet emprunt est contracté par l’Etat. Ici, c’est le gouvernement qui a signé mais pas une société. Il faut que le gouvernement s’explique en donnant des preuves qu’il a reçu l’argent sur les comptes du Trésor Public à telle date. Si le CNT n’a pas n’a pas l’expertise, il faut recruter un cabinet pour faire la lumière sur ce dossier. Lorsqu’un gouvernement se cache, dès qu’il est découvert, il crie, oui j’annule, oui je rembourse, c’est vraiment suspect ! »

« J’ai dit mes préoccupations au Président Zuma sur l’instauration de la démocratie en Guinée »

« J’ai été en Afrique du Sud au début du mois de Juin. J’ai d’abord été reçu par un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères, qui m’a dit que l’Afrique du Sud n’a pas donné un seul kit à la Guinée et que les équipements de Waymarck rentrent dans le cadre des opérations purement commerciales. Il est important de le dire parce qu’à un moment donné, notre gouvernement a dit que ces kits sont un don de l’Afrique du Sud. Alors, j’ai reçu un démenti formel. Je lui ai même dit que si je peux dire ça en Guinée, il m’a répondu à l’affirmative en disant que l’Afrique du Sud n’a pas donné un seul kit à la Guinée. L’Afrique du Sud est disposée à accompagner le processus électoral guinéen, selon le même fonctionnaire, en envoyant une équipe de la CENI sud-africaine, par exemple, pour évaluer la nôtre en vue d’apporter les correctifs nécessaires. Mais l’Afrique du Sud apportera son soutien par le billet du PNUD.

Ensuite, le président Jacob Zuma a fait l’honneur de me recevoir à son domicile vers 20 heures pour une heure d’entretien. Mais nous n’avons pas parlé de la société Waymarck. Au contraire, nous avions parlé de l’Afrique, de l’histoire entre nos deux pays. Je lui ai dit quand même que nous avons un certain nombre de préoccupations sur l’instauration de la démocratie en Guinée. Mais ce n’est pas décent de rapporter les échanges qu’un Chef d’Etat vous a dit quand il a fait l’honneur de vous recevoir. Mais vous savez, lorsque vous avez une telle opportunité, vous ne vous privez pas de tout parler. »

« J’ai interpellé Georges Soros sur les risques d’un soutien aveugle au président guinéen »

Je n’ai pas rencontré Georges Soros récemment. Notre dernière rencontre remonte près d’un an à Bruxelles. Depuis lors, on se parle de temps en temps, je l’avoue, des problèmes qui se passent, parfois j’exprime des préoccupations. Il me parle des démarches qu’il mène. Il revendique d’être l’ami du président. Quand je l’ai vu, j’ai attiré son attention sur les risques que le soutien aveugle au président guinéen pourrait le créer. Quelqu’un qui dit vouloir soutenir la démocratie, la liberté de la presse à travers sa fondation, Osiwa, qui fonctionne à Conakry. Il m’a dit que nos échanges sont importants. J’envoie souvent nos déclarations à son secrétariat pour lui dire ce qui prévaut ici. De temps à temps, nous prenons des rendez-vous téléphoniques pour discuter.

Par rapport à la mauvaise gouvernance, Sidya a parlé de certains mais il y a plein de dossiers, croyez-moi, en raison de l’absence de la transparence. On m’a dit que le respect de code de marché dans les engagements de l’Etat a été évalué, mais on a constaté que 80 pour cent des ressources engagées sont des marchés de gré à gré, des marchés sans appel d’offres.

Des commissions de l’ordre de 70 millions de dollars sont à justifier dans le projet Kaleta

« Le gouvernement doit s’expliquer sur un certain nombre de dossiers. Prenons Kaleta. Kaleta est un projet de 245 Maga Watts que la Guinée avait apporté à l’OMVG (Organisation de la mise en valeur du fleuve Gambie. Il devait être réalisé en même temps que le barrage de Sambagalli. La BAD était prête à être chef de file pour le financement. Maintenant, Kaleta a été retiré de l’OMVG. Ce n’est pas absolument une mauvaise chose il y a des arguments, peut-être, mais on ne les a pas expliqués. Maintenant, il est exécuté avec un coût de 550 millions de dollars contre 250 millions pour l’OMVG. On dira qu’on a rajouté beaucoup de choses comme l’électrification de Bady, le bitumage de la route Koubia- Kaléta. Mais il y a eu beaucoup de surfacturation. Aussi, on a emprunté dans une banque chinoise pour octroyer le marché à une entreprise chinoise. Il y a des gens qui touchent des commissions. Jusqu’à 70 millions de dollars ne se retrouvent pas dans le projet, selon les experts. On n’explique pas pourquoi le coût du projet a presque doublé. Donc, la mauvaise gouvernance est là. Je veux dire que les 80 pour cent des engagements de l’année dernière, c’est sans appel d’offres. »
 
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