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Au Forum du Crans Montana

Cellou Dalein au Crans Montana - Octobre 2014

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’’Lounceny Camara doit quitter la CENI. Lounceny Camara ne mérite pas d’être à la CENI. Qu'il prenne ses affaires et quitte la CENI’’ déclare Dr Oussou Fofana de l’UFDG

Suite à la démission de Lounceny Camara à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), l’ADP et le Collectif ont organisé ce jeudi une réunion au siège de l’UFC à Taouya pour harmonier leur position par ce développement de l’actualité et décider du maintien ou non du meeting prévu samedi prochain. Notre reporteur a profité de l’occasion pour tendre son micro à Dr Oussou Fofana, Vice président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) à sa sortie de réunion.

Lisez:

Dr Oussou Fofona, vous sortez d’une réunion avec vos collègues du Collectif et de l’ADP, est-ce que le meeting que vous annoncez pour le 8 septembre est maintenu?

Dr Oussou Fofana: Je confirme que le meeting aura effectivement lieu le samedi à l’héliport.

Malgré la démission de Lounceny Camara à la tête de la CENI?

Dr Oussou Fofana: Je ne sais pas s’il faut rire ou s’il faut pleurer. Ce qu’il faut noter, c’est que Lounceny Camara devait démissionner depuis longtemps. Nous avons dit que la personne la plus contestée de la Guinée, c’est Lounceny Camara, il n’a pas été contesté en 2011, ni 2012, il a été contesté depuis 2010. Si on a eu un Malien comme président de la CENI c’est par ce que Lounceny était contesté, nous l’avons encore dit si Lounceny continue de larguer les leaders des partis politiques, continue à se comporter comme il l’a fait, continue de dire dans son langage, continue de dire que même si la Guinée brûle il ne va pas démissionner. Nous l’avons dit que c’est parce qu’il a le soutien de Alpha Condé aujourd’hui. Je ne sais pas comment il va répondre les guinéens en face par ce que le fait qu’il ait refusé de démissionner. Nous avons fait des manifestations; il ya eu des gens qui sont morts, il y a des gens qui sont handicapés, il ya encore des gens qui croupissent en prison et qui ont été condamnés tous simplement par ce que Lounceny Camara pensait que la Guinée l’appartient, pensait qu’il avait le droit de vie et de mort sur les citoyens guinéens.  Je pense que Lounceny Camara doit revenir à la raison et regarder dans le dictionnaire ce qu’on appel démission. Quand tu démissionnes tu dois prendre tes affaires, quitter là où tu es. Tu ne peux pas dire que tu as démissionné et que tu restes dans ton bureau et que c’est toi qui dois traiter les affaires courantes.

Au niveau de la CENI, il ya encore des gens qui restes las-bas, il ya certainement un vice-président de la CENI. Il faut que Lounceny Camara quitte purement et simplement la CENI parce que nous sommes entrain de voir, vous l’avez vu, ce qu’il a dit à la télé, il a dit que c’est lui qui va contrôler les affaires courantes. Parce que l’objectif de Lounceny c’est de continuer à tripatouiller le fichier électoral, continuer à créer des problèmes par ce que vous savez, il ya des "experts" qui sont arrivés aujourd’hui dans notre pays. Ils sont arrivés clandestinement. On ne sait pas qui les a amenés. Ils ont l’intention de faire le transfert du matériel de la SAGEM vers WAY MARK. Ils vont essayer de faire parce qu’ils ne sont pas spécialistes, ils vont détruire le fichier, croyez-moi on aura d’élection ni en 2012, ni en 2013, ni en 2015. Parce que nous l’accepterons pas un recensement intégral de la population. Donc Lounceny Camara, comme les ministres du PEDN, comme les gens de la CENI, il faut qu’ils prennent leurs affaires, clic et clac et qu’ils sortent de la CENI parce qu’il n’est pas président de la CENI. Nous sommes dans une République, nous ne sont pas dans une jungle.  On ne peut pas démissionner et continuer à assurer les affaires courantes.

Donc vous n’êtes pas rassurés de sa démission ?

Mais, écoutez!  Nous sommes rassurés de la démission mais il faut que la démission prenne effet à partir de maintenant. On n’est pas dans la brousse; on est dans un pays sensé civilisé.  Quand tu démissionnes, tu dois prendre tes affaires, et quitter pour qu'un autre te remplace pour traiter les affaires courantes.  De toutes les façons, il n’ya rien à faire à la CENI, il n’y a pas d’argent, 7 commissaires ont démissionné. Ils vont faire quoi là ? Monsieur Lounceny a dit qu’il a démissionné, il fait qu’il prenne ses affaires et quitte.

S’il ne quitte pas, qu’est-ce que le Collectif et l’ADP comptent faire ?

Il va quitter l’institution.  On est qu’à même dans une République.  Il vous a dit clairement qu’il a démissionné.  Mais Lounceny ne comprend pas souvent la définition de ce qu’il dit. C’est un problème de niveau, c’est un problème de compréhension. Lounceny ne sait pas ce qu’on appel démissionner.

Mais il dit qu’il reste las-bas jusqu’à la mise en place de la nouvelle CENI?

Vous vous rappelez qu’il nous a dit qu’on aura les élections au mois de juillet, puis en septembre.

Lounceny a pris les matériels non configurés et a envoyé à l’intérieur du pays. Il a envoyé à l’intérieur du pays, vous savez, il a amené les opérateurs de saisie à l’intérieur du pays qu’il a payé à 3 millions de francs guinéens. Ça lui a fait gaspiller 24 milliards de francs guinéens. Il a acheté les enveloppes pourris. Lounceny ne maitrise pas le processus électoral. Lounceny vous l’avez vu, le manque de célérité qu’il a eu à la télé. On sentait quelqu’un qui était triste, qui s’était pas rasé, qui se voulait certainement à la tête de la CENI. Mais Lounceny Camara doit quitter la CENI.  Lounceny doit quitter la CENI.  Il ne mérite pas d’être à la CENI.  Qu'il prenne ses affaires et quitte la CENI.

Le président de la République a instruit au ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation de rencontrer les partis politiques pour discuter des modalités de l’organisation des manifestations, comment réagissez vous ?

Je pense que c’est gênant surtout quand cette déclaration n’avait pas besoin d’être. Quand cette déclaration est lue par Monsieur Kiridi pour dire que c’est maintenant là qu’on va appeler les partis politiques pour parler de l’organisation de meetings et des marches. Ce n’est pas bien, c’est une honte pour notre pays. Il faut qu’on revienne à la raison.  Tous les problèmes concernant les meetings et les marches sont réglés par notre constitution. 

La constitution est pour tout le monde puisqu’on n’est pas dans la jungle, on est dans un pays sensé civilisé, il faut qu’on apprenne à respecter la loi. Elle n’a pas besoin d’appeler quelqu’un pour dire aujourd’hui comment nous allons organiser les marches. Nous savons comment organiser les marches. Il faut informer.  Nous savons comment il faut informer, nous savons que les autorités ont le droit d’encadrer les manifestations, on ne peut pas inventer ce qui est réel. Je pense que cette déclaration n’avait pas de sens. Cette déclaration a encore prouvé à la face du monde qu’on est loin de la démocratie, si non ce n’est pas ces genres de déclarations qu’on doit passer surtout quand on s’est battu en 2007, en 2008 pour avoir un pays démocratique.

Donc si on vous appelle, vous n’allez pas répondre ?

Mais écouter on n’a pas dit ça, si on nous appelle, nous, nous avons demandé le dialogue. Nous sommes nous mêmes allés vis-à-vis du gouvernement, on a fait des démarches vis-à-vis des différentes institutions. Quand nous on nous demande pour un dialogue, nous allons à un dialogue, nous voulons un dialogue structuré avec un ordre du jour bien précis pour savoir qu’est-ce qu’on pense.

Aujourd’hui, nous souhaitons que le gouvernement nous appelle pour parler de la recomposition de la CENI, pour parler du fichier électoral, pour parler du vote des guinéens de l’extérieur, pour parler de tous ce qui concerne le processus électoral. Il n’a pas une raison qu’on ne vienne pas.

Vous avez appelé à un meeting le samedi alors que vos militants continuent toujours de croupir en prison, ne craignez pas d’autres interpellations ?

Nous avons dit un meeting d’information, on est très habitué à ça, nous avons appelé nos militants à un meeting.  Il est de la responsabilité des agents de sécurité de nous encadrer et de nous permettre de faire notre meeting. Maintenant si on nous emprisonne, si on nous envoie du gaz lacrymogène, on nous envoie quoi que ça soit, croyez-moi que nous allons faire notre meeting. Nous sommes déjà habitués suffisamment au gaz lacrymogène. On a plus peur de gaz lacrymogène, on a plus peur de fusils, et nous disons que, ceux qui sont arrêtés et ceux qui sont en prison, il faut les libérer parce que rien n’interdit les marches en République de Guinée.

Propos recueillis par Abdoulaye Maci Bah pour afrinews.

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