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Interviews

Assemblée Nationale : L’honorable Kalémodou Yansané rectifie les contre vérité de son Homologue Honorable Damaro Camara

Honorable Kalemodou Yansane...

Dans l’émission matinale du 22 mai 2014 sur Chérie FM monsieur Damaro Camara Député à l’Assemblée Nationale a déclaré que « lorsque Elhadi Cellou Dalein venait au Transport comme Ministre, le train Conakry Kankan marchait et qu’à son départ de ce ministère non seulement le train ne roulait plus mais les rails aussi avaient disparu »

Mis à jour le jeudi 29 mai 2014 11:41

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Cellou Dalein DIALLO "Alpha Condé n’a fait qu’encourager le crime depuis qu’il est au pouvoir"

Le Président Cellou Dalein DIALLO accordant une interview au journaliste Ben Pepito

Le vendredi dernier, 21 mars, quelques heures avant de reprendre son vol pour Cona-cris, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, a reçu, dans sa suite à l’hôtel Le Méridien à Paris, votre gars, en dépit de son calendrier de leader politique très chargé. Pour une causette tranquille, loin de la bousculade des militants qui se pressent pour le voir, pour le toucher, pour le respirer et pour se photographier avec lui. Didon ! Pour rien au monde, on n’a voulu rater cette occasion. Vite un dictaphone pour l’entendre flanquer subtilement une dérouillée à Jean-Marie Doré, le stratège de l’UPG, pour l’écouter sur d’autres trucs qui vous regardent ! Alors zieutez-moi ça et dites ce que vos radars ont détecté…


Le premier mars dernier au siège de l’UFDG à Conakry, vous caparaçonnez vos « missions » à l’intérieur de la Guinée du qualificatif de changement dans le pays. Parce que tout simplement des préfets et des sous-préfets se sont montrés coopératifs à vos yeux !...

Mais écoutez ! Il ne faut pas exagérer. J’étais en train de faire le compte rendu des missions. Et j’ai admis que pour cette fois-ci les préfets et les sous-préfets ont été plus compréhensifs à l’occasion de ces missions. Parce que d’habitude, ils nous interdisent les places publiques et les réceptions. Cette fois-ci, ils n’ont pas fait ça. Partout où nos fédérations l’ont demandé, elles ont obtenu le stade, la place de l’Indépendance et la réception a été autorisée. Il faut le noter simplement. On n’a pas dit qu’il y a un changement. A quelques rares exceptions près comme dans la sous-préfecture de Konkouré à Mamou où le sous-préfet n’a pas voulu que la délégation conduite par le président de l’UFDG soit reçue. C’était une exception. Sinon partout ailleurs les autorisations ont été données. Ce qui n’est pas habituel. Donc ce changement aussi il fallait le noter.


Votre propos ne peut que vexer tous ces citoyens qui gîtent dans les geôles de la Guinée à cause de leur appartenance politique, toutes ces populations qui souffrent de misère, tous ces pauvres élèves et étudiants à qui le pouvoir en place impose un enseignement médiocre.

D’abord, je n’ai pas dit qu’il y a eu changement ! Le changement dont je parlais concernait un aspect particulier : l’autorisation d’organiser nos meetings dans les places publiques sous le contrôle des préfets. Cette autorisation était nouvelle. Habituellement les préfets nous disent qu’on ne peut pas accéder aux stades et aux places de l’Indépendance. J’ai parlé de ce changement de l’attitude des fonctionnaires de l’administration territoriale. Je n’ai pas dit qu’il y a eu changement positif en Guinée. Au contraire lors de ma mission, je n’ai pas manqué de dénoncer justement le manque de responsabilité, le manque de progrès dans ce que les populations attendaient du pouvoir. Parce que comme vous le savez, il y a moins d’électricité aujourd’hui. Il y a moins d’eau. Il y a moins de sécurité. Il y a moins d’unité nationale. Il y a plus de peur, plus d’insécurité, plus d’arbitraire, plus d’injustice et plus d’exclusion. Donc il n’y a pas de changement positif du tout. Si j’ai parlé de changement c’est dans l’attitude de certains responsables de l’administration territoriale qui ont accueilli les députés de l’UFDG dans des conditions un peu plus correctes.


On attend beaucoup de voir ce que l’opposition parlementaire votera pendant la session des lois prévue au mois d’avril pour amener à traduire en justice tous les responsables de tous les crimes et massacres de citoyens commis dans le pays…

Vous devez savoir d’abord que ça été une préoccupation majeure de l’opposition guinéenne. Lors du dialogue de juin 2013, nous avons inscrit à l’ordre du jour la fin de l’impunité pour ceux qui ont commis des crimes notamment lors de nos manifestations pacifiques et nous avons obtenu un engagement ferme du gouvernement de diligenter des enquêtes, d’identifier les auteurs de ces crimes et de les déférer devant les tribunaux. C’est une disposition de l’accord du 3 juillet. Vous pouvez relire l’accord. Nous avons également obtenu lors de ce dialogue l’engagement du gouvernement d’indemniser les victimes c’est-à-dire ceux qui ont perdu des proches, ceux dont les boutiques ou les maisons ont été incendiées ou vandalisées par les forces de l’ordre et les loubards du RPG. Ces engagements ont été fermement pris devant la communauté internationale par le gouvernement. Mais malheureusement jusqu’à ce jour il n’y a pas d’effet. Donc nous allons reposer le problème à l’Assemblée pour demander la mise en œuvre, l’exécution de ces engagements qui touchent le volet des droits de l’homme.


N’est-ce pas que Thierno Mandjou Sow de l’OGDH a raison de dire que « L’impunité est un danger, un déni de justice. Elle ruine les fondements de la bonne gouvernance », encore que nous vivions la mal-gouvernance en Guinée ?

Naturellement, en garantissant l’impunité criminelle, M. Alpha Condé n’a fait qu’encourager le crime depuis qu’il est au pouvoir. J’avais dit lors d’une conférence de presse que si le cas de Zakariaou Diallo, la première victime du règne d’Alpha Condé, qui a reçu une balle au cou à l’occasion d’une réception qui m’était réservée lors de mon retour en Guinée le 3 avril 2013. Si ce cas avait été bien traité peut-être qu’il n’y aurait pas eu Zogotha, peut-être qu’il n’y aurait pas eu les autres crimes. Mais en refusant de déférer les auteurs de ce crime devant les tribunaux il a encouragé les autres à continuer. Et vous savez bien que l’UFDG a perdu 56 de ses militants. Ce n’était pas en un jour : il y a eu deux, trois, quatre, cinq, jusqu’à 56. Mais jusqu’à présent aucune enquête sérieuse n’a été menée pour identifier les criminels. Il n’y a même pas eu de sanction administrative contre les policiers et les gendarmes qui étaient responsables de ce qu’ils ont appelé « un maintien d’ordre » alors que souvent c’était un carnage.


Parlons de votre mésintelligence avec M. Bah Oury, vice-président de l’UFDG et président, depuis peu, de l’opposition républicaine extra-parlementaire. N’est-ce pas affligeant pour les militants de savoir que vous n’avez pas parlementé avec M. Bah Oury en France sachant que vous êtes à Paris depuis une dizaine de jours ?

Ecoutez ! Vous savez que dans le passé, j’ai mené beaucoup de démarches. J’ai pris beaucoup d’initiatives pour mettre un terme à ce malentendu entre M. Bah Oury et moi. Je n’ai pas pu obtenir des résultats.

Je ne comprends pas qu’il se déclare être président de l’opposition extra-parlementaire alors qu’il se déclare encore être vice-président de l’UFDG. Parce que l’UFDG comme vous le savez est au Parlement. Nous y occupons un poste de vice-président. Nous présidons quelques groupes parlementaires et nous avons trente sept (37) sièges. Il y a deux choses : soit il est de l’UFDG. Les instances compétentes du parti ont décidé d’aller aux élections. Ces instances compétentes ont décidé de siéger et alors il se soumet à la règle de la majorité, à la décision prise par les instances compétentes du parti. Soit il dit qu’il n’accepte pas cette décision comme il le fait depuis longtemps. Et à ce moment il faut qu’il clarifie sa position.


Il dit vous avoir écouté sur RFI et suivi sur France 24. Et il soutient mordicus que vous ne l’avez pas appelé ni cette fois-ci encore moins en mai 2013 quand vous étiez à Paris. Qu’est-ce que vous en dites ?

Je ne veux pas polémiquer avec lui par l’intermédiaire d’un média. Je considère que c’est un problème interne. Que certaines questions ne peuvent être débattues qu’à l’interne. Il est conscient que ce qu’il dit ne correspond pas à la vérité. Mais je ne vais pas m’expliquer davantage. J’espère et je souhaite vivement qu’il revienne à la raison, qu’il revienne dans les rangs de l’UFDG et qu’il respecte les décisions des instances du parti. Ce sont les instances du parti qui m’ont élu comme président de l’Union des forces démocratiques de Guinée. Le bureau exécutif fonctionne. Le conseil politique fonctionne sous ma présidence bien entendu. Mais j’ai un mandat d’un congrès qui m’a élu. Et je pense qu’il doit respecter le président du parti, être dans les rangs. Et s’il a des propositions à faire, parce que tout ce qu’on fait, il estime que ce n’est pas bon, s’il est dans le parti, il peut les faire. Ses propositions pourraient alors être débattues. Si elles sont pertinentes, si elles vont dans le sens de l’intérêt du parti, si elles reçoivent l’aval de la majorité, il n’y a pas de raison qu’on ne les applique pas. Mais on ne peut pas dire : « moi, je suis fondateur du parti donc c’est moi qui décide, c’est moi qui juge de la pertinence, de l’opportunité des décisions. Et que si je ne donne pas mon aval ce n’est pas valable. »

Ben Pepito et le Président Cellou Dalein DIALLO


Jean-Marie Doré de l’UPG, au déclin de sa vie politique, vous accuse vertement de tous les péchés d’Israël en vous faisant passer pour un petit comptable qui, n’ayant ni stratégie ni vision, a porté atteinte à l’efficacité de l’opposition guinéenne. Votre réaction ?

Bon, écoutez ! Je vous laisse le soin d’apprécier. Moi, je suis arrivé en politique en novembre 2007. Mais huit (8) mois après j’avais le plus grand parti de la Guinée. Lorsque je prenais la direction de l’UFDG, c’est un parti qui avait en son sein des personnalités notoirement connues comme Bâ Mamadou et même Bah Oury connu pour son action dans les droits de l’homme. Mais le parti n’avait pas un comité de base. Le parti n’avait pas une section. J’ai implanté le parti sur l’ensemble du territoire et en six (6) mois, l’UFDG était devenue le plus grand parti de la Guinée. Il a fallu pour beaucoup de monde attendre les résultats du premier tour de la présidentielle passée pour s’en convaincre. Même si j’étais mauvais politicien. Parmi les grands et les vieux qui étaient là, j’ai eu 44% et celui qui est venu après moi a eu 18%. Et ça c’est du travail qui était entrepris avec l’appui de ceux que j’ai trouvés à l’UFDG mais aussi avec ceux qui m’avaient aussi accompagné. Nous avons implanté le parti dans Conakry. En quatre mois, on a créé cinq cent (500) comités de base et on a implanté le parti dans les trois cent quatre (304) CRD et j’ai suscité la confiance et l’adhésion de beaucoup de mes compatriotes qui ont rejoint le parti. Même si je ne suis pas un grand politicien, en tout cas j’ai eu de très bons résultats. Peut-être que je n’ai pas pu encore occuper la présidence de la république mais je pense que c’est pour bientôt.


L’on espère que votre politique sera payante en 2015 et que vous ne tomberez pas dans la manipulation politique des ambassadeurs américain, français et du représentant de l’Union Européenne en place à Conakry.

Bon, écoutez ! Nous sommes dans un monde de plus en plus globalisé. Nous devons continuer à travailler avec nos partenaires au développement. Maintenant ceux qui veulent aider la Guinée vont aider le pays à organiser des élections transparentes. L’Union européenne a eu la sagesse de contractualiser par les pays ACP le respect d’un certain nombre de valeurs : la démocratie, les droits humains, la bonne gouvernance, l’Etat de droit. Et l’Union européenne s’est même donné le droit dans cet accord de Cotonou d’interpeller les gouvernements qui violeraient ces principes-là. Alors je pense que c’est le moment pour eux d’aider la Guinée à organiser des élections transparentes afin que la démocratie avance. Parce qu’ils ont montré leur attachement à la démocratie en incluant dans l’accord de Cotonou ces dispositions pertinentes. Il faut maintenant dans l’action qu’ils accompagnent la Guinée pour qu’elle sorte de ce cycle d’élections de hold-up électoral. Parce que ça peut être préjudiciable à la paix, à la stabilité, et que les règles et les principes démocratiques soient respectés. La France, les Etats-Unis, l’Union européenne sont fortement impliqués dans le processus électoral. Ils sont cosignataires de l’accord du 3 juillet qui a sanctionné le dialogue du mois de juin 2013. Donc il faut qu’ils veillent à l’application de toutes les dispositions de cet accord et qu’ils aident aussi la Guinée à mettre en œuvre les recommandations pertinentes de la mission d’observation électorale de l’Union Européenne.


Dernière question sur l’affaire Mandjan Sidibé traqué à Conakry et Idrissa Sampiring Diallo persécuté à Labé à cause de leur liberté de ton dans l’exercice de leur fonction de journaliste. Faites cesser ça maintenant que vous êtes au Parlement !

D’abord je pense qu’il y a des recours avant le Parlement. La liberté de presse est consacrée. Si leurs droits sont violés qu’ils le manifestent, ils auront naturellement le soutien de l’opposition. L’un d’eux a eu déjà le soutien de l’opposition républicaine. Nous sommes pour le respect des lois de la République, le respect de la liberté d’expression. Si leurs droits là sont violés, naturellement ils auront à leur côté l’UFDG et je pense de tous les autres partis de l’opposition républicaine.


Propos recueillis par 
Benn Pepito

Mis à jour le lundi 24 mars 2014 20:59

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